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Les porcelets

La section partielle des queues

La section partielle des queues des porcelets, généralement âgés de quelques jours, se pratique couramment afin de réduire le risque de caudophagie (morsure de la queue). A cette occasion, la moitié de la queue est sectionnée. Cette opération est douloureuse pour les porcelets et peut induire des infections et des abcès.

Les raisons de la caudophagie sont complexes. Les preuves d'ordre anecdotique et scientifique indiquent que la surpopulation, l'absence de litière, le servage précoce et le système de nourrissement utilisé peuvent y contribuer, que l'on prenne ces élément séparément ou ensemble. En pratiquant une bonne gestion et en prévoyant suffisamment d'espace, de nourriture et de litière, la caudophagie peut être évitée sans que l'on ait besoin de sectionner les queues.

La section partielle et systématique des queues est soi-disant interdite par les directives européennes actuelles mais la pratique ne l'est pas pour autant, et les éleveurs peuvent décider s'ils l'estiment nécessaire ou non. En conséquence, elle est encore largement pratiquée dans de nombreux pays, dont la France.

La castration

La castration est pratiquée comme moyen d'éviter les traces de scatol dans la chair et on pense aussi qu'elle réduit l'agressivité. La castration sans anesthésie est très douloureuse pour les porcelets âgés de huit jours ou plus, et est tout aussi pénible pour les porcelets plus jeunes encore.

La castration est autorisée par la législation européenne actuellement en vigueur bien qu'elle ne soit plus pratiquée dans certains pays, puisque la plupart des porcs sont abattus avant même d'arriver à la maturité sexuelle et la question du scatol ne se pose donc plus. L'agressivité dont font preuve les porcelets entre eux peut être traitée d'une autre manière, comme par exemple éviter de mélanger les porcelets qui ne se connaissent pas et maintenir des groupes sociaux stables.

La section des dents

On pratique souvent la section des canines supérieures chez les porcelets afin de réduire le risque de blesser les autres porcelets et les tétons de la truie. Toutefois, la plupart des éleveurs estiment qu'il n'est pas nécessaire de pratiquer cette opération, qui peut causer des souffrances, de l'infection et des problèmes à long terme provoqués par la chute des dents.

Le Rapport du CSV (1997) établit qu'il faudrait privilégier le limage des dents plutôt que la section de celles-ci, mais que des efforts devraient être consentis pour éviter cette pratique notamment en améliorant les systèmes de gestion, une recommandation qui pourrait être reflétée dans les dispositions législatives européennes.

Les associations françaises de défense des animaux sont, par principe, contre toute forme de mutilation (castration, section partielle des queues, section des dents, limage des dents). Le limage des dents pourrait être toléré au cas par cas, lorsque les lésions provoquées par les porcelets à la truie sont graves, mais cette pratique ne devrait jamais être systématique. La castration des porcelets devrait être interdite dans tous les systèmes de production.


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